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ENSEMBLE POUR CROSNE

Blog de Christophe De Freitas, conseiller municipal de Crosne

Elections régionales : DLF ni système, ni extrême, ni même même gaulliste

Publié le 1 Novembre 2015 par Christophe DE FREITAS in Politique

Le discours républicain de "Debout la France", s'il était besoin d'en vérifier la logique, trouve ses limites quand on analyse ses positions historiques, notamment à l'égard du Front national.

Une chose est désormais certaine, c'est que la distance qui les sépare est fine, très fine...

Du coup, les gaullistes prennent le large (cf lien avec la page du rassemblement pour la France qui en fait l'inventaire).

NDA, à la carrière "prometteuse" au sein du RPR (si on en croit ses fidèles), par sa marginalisation progressive et son rejet assez marqué à la politique de Nicolas Sarkozy, sa bête noire, se retrouve désormais à faire le laquais de l'extrême droite, dans une version certes plus politiquement correcte mais parce que ce sont ses troupes qui se lâchent sur le terrain... quand il ne s'agit pas de transfuges de l'extrême droite qui le rejoignent, touchés par sa grâce.

Un bon sens politique avec des phrases type "les trottoirs, les trains, ... ne sont ni de droite ni de gauche" mais qui prend la forme d'un vrai populisme pour faire croire aux électeurs qu'il ne fait pas de choix de nature politique. Quand on voit comment il gère la Ville de Yerres, on se rend compte, par compte, qu'une grosse pression fiscale est bien un des paramètres de la gestion DLF.

Partout où ses disciples prennent le pouvoir, les contribuables prennent entre 10 et 20 % d'impôts en plus, après avoir dramatiser à l'excès la gabegie de l'équipe précédente . Résultat, comme à Yerres, on en prend pour 20 ans, au moins. Bonjour la gestion en bon père de famille vendue à chaque élection !

Le dernier tract diffusé à l'occasion des élections régionales illustre trois autres aspects d'une gestion DLF :

  • Le cumul des mandats : NDA se vante d'être le seul maire tête de liste pour ces élections mais il oublie de dire qu'il est aussi le seul à cumuler le fait d'être député, président de parti, président d'agglomération et que cela fera donc tellement que, s'il est élu, il va devoir renoncer à un de ses mandats.
  • Les pratiques exemplaires : Prétendant apporter un air "nouveau" sur le paysage politique, il pris soin de placer ses collaborateurs à la tête d'un certain nombre de listes régionales. Alors qu'il dénonce les "professionnels de la politique", il ne fait pas moins que les autres.
  • L'efficacité du vote DLF : NDA le dit avec conviction : "avec lui, c'est sûr, tout va changer". Le vote DLF reste toutefois un vote minoritaire, dont les élus sont dans l'opposition partout où ils sont élus. A l'assemblée nationale, au conseil départemental de l'Essonne, ils ne servent à rien... comme cela sera également le cas à la région Ile-de-France.

Moralité : DLF partage avec le Front national qu'ils font beaucoup de vent mais qu'ils n'ont pas de solutions concrêtes sur les problèmes des Français.

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