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ENSEMBLE POUR CROSNE

Blog de Christophe De Freitas, conseiller municipal de Crosne

Le soutien communal, une compétence associative ?

Publié le 26 Septembre 2013 par Collectif vie associative, culture et sport in Diagnostic, Vie associative

Selon le bilan réalisé par la Ville, au cours des dix dernières années, la Ville de Crosne aura connu un doublement de la participation associative (2500 adhérents en 2011 contre 1200 en 2001) ainsi que du nombre d'associations.

En parallèle, les subventions aux associations stagnent voir diminuent, alors même que le nombre d'associations yerroises subventionnées occupent une part de plus en plus importante dans le budget communal consacré au sport et à la culture (123 340 € en 2010, 118 815 € en 2011, € 122 210 € en 2012, 122 900 € en 2013).

On peut donc considérer que la Municipalité considère que ces associations doivent faire plus avec autant de subvention et que ce soutien ne doit pas être d'ordre financier.

Par ailleurs, quand on voit la répartition et le montant des subventions attribuées à la grande majorité d'entre elles, cela se confirme puisque sur les 103 associations présentes à Crosne, seules 54 ont droit à une subvention et que si on exclut les 4 plus grosses, les 50 qui restent captent moins de la moitié du montant total attribué.

Chose assez surprenante quand on connait la diversité, la qualité de l'offre et l'importance de ce qu'elles proposent, l'Amicale Laïque et le 17.89 ne font même pas partie des 4 grosses subventions versées aux associations ! Il faut reconnaitre que l'aide à ces deux associations ne se résument pas aux finances.

Avec le développement de plus en plus associations extra-communales, notamment yerroises, qui viennent poursuivre leur développement à Crosne et qui capte la part la plus importante du budget municipal, on peut s'interroger sur une certaine forme de discrimination à l'égard des associations crosnoises et sur le fait que les finances communales profitent bien à tous les Crosnois ?

N'y aurait-il pas une naïveté municipale dans le traitement des critères de répartition des subventions ?

On nous annonce pour bientôt la création d'une nouvelle structure "le 1901" et s'il était temps que les associations locales puissent disposer de locaux, il ne faudrait pas que la volonté récente de construction d'infrastructure cache l'absence d'une vision stratégique en matière d'animation de la vie associative (pour revenir à ce que nous évoquions précédemment, pourquoi si peu de bénéficiaires du soutien financier de la Ville ?).

Si le bénévolat est une valeur importante - et qu'il faut promouvoir - de la vie associative, la montée en exigence des familles et les contraintes réglementaires poussent à une professionnalisation des cadres techniques. Aujourd'hui, cependant, cet aspect est plutôt privilégié quand il s'agit des associations extra-communales car, pour les crosnoises, on continue à vanter les mérites de la solidarité, gage d'un coût amoindri.

Quel est aujourd'hui le service public de soutien à la vie associative ?

S'il est fréquent que les associations fassent le travail de la Ville (gardiennage des installations, interventions bénévoles en milieu scolaire, périscolaire...), en retour, qu'en tirent-elles ?

Alors que la réforme des rythmes scolaires pouvait laisser espérer une place plus large pour les associations crosnoises dans la vie de chaque enfant, il est dommage également que la Municipalité ne souhaitent que pérenniser celles qui bénéficient déjà d'un "contrat" d'intervention dans la vie scolaire (tennis, handball, football), alors même que ces contrats restent très modestes et n'aurait pas permis une prise en charge de tous les enfants. Preuve en est qu'elles ne sont toujours pas considérées comme des partenaires mais comme des ressources qu'on mobilise à son bon-vouloir !

Le soutien communal, une compétence associative ?
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