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ENSEMBLE POUR CROSNE

Blog de Christophe De Freitas, conseiller municipal de Crosne

La démocratie, les principes et les pratiques malencontreuses

Publié le 14 Octobre 2013 par Collectif politique in Diagnostic, Politique

La démocratie, les principes et les pratiques malencontreuses

I Le fonctionnement du Conseil Municipal

Nous aurions pu nous livrer à un inventaire exhaustif, à la lecture des comptes rendus des conseils municipaux, des entraves à l'expression démocratique de l'opposition municipale. Et pourtant, elle n'est pas pléthorique (1 vert, 2 apparentés DLR) et de ce fait, pourrait paraitre inoffensive !

Entre les oublis d'invitation des conseillers d'opposition aux commissions supposées examiner certains dossiers, les dossiers qui débarquent directement au Conseil Municipal sans avoir été discutés, les enquêtes publiques qui débutent sans la concertation préalable de l'ensemble des membres du Conseil Municipal, les menaces à peine voilées relatives au droit d'expression (comme dans le crosne info de septembre), les comptes rendus des CM imparfaitement retranscrits nécessitant de nouvelles demandes, les questions auxquelles la majorité n'apportent pas de réponse, la liste est vraiment longue, trop longue vraiment... pour une équipe municipale qui fait de la démocratie un principe de fonctionnement.

Autre anecdote, lors du conseil muncipal du 7 octobre dernier, auquel j'ai assisté où une élue de l'opposition pose une question pour comprendre pourquoi les coûts présentés en commission diffèrent de ceux du Conseil sur une opposition. Dans sa réponse, l'adjointe au maire lui demande si la Ville n'aurait rien dû faire ! Je trouve cette réponse insultante car le premier devoir du Conseil municipal, c'est bien que tous les élus comprennent et votent en conscience. Il ne s'agit pas de faire des effets de manche, de cliver les rapports entre oppositions avec d'un côté des élus godillots et de l'autre une opposition qui s'oppose sur tout. Je regrette cette réponse lapidaire car, si elle a pu échapper à l'interessée, elle illustre un profond mépris pour la démocratie.

II Les conseils de quartiers, la population

Nous apprendrons dans les prochains mois que la démocratie participative est relancée avec la nomination récente d'une nouveau responsable en charge de ce dossier ! Il était temps car les instances créées par Geneviève ROCHEREAU ont largement eu le temps, au cours de cette mandature, de s'ennuyer.

Il faut dire que le mode d'organisation des conseils de quartier n'est pas l'expression la plus aboutie de la démocratie. Seule la ville est représentée par quelques élus, les citoyens ne représentent qu'eux-même et peuvent être renvoyés à leur questions sans ménagement ou même sans réponse autre que c'est pas moi, c'est l'autre institution qui ne fait pas son boulot. Il s'agit donc plus de réunion municipale de quartier que d'une véritable démocratie participative.

En même temps, la posture de la municipalité est claire : elle décide, peu importe ce que la majorité des Crosnois en pense. Cela s'appelle la démocratie représentative et cela s'applique à Crosne de la façon la plus restrictive qui soit : le suffrage universel les a rendu tous très compétents et à même d'avoir un avis pertinent sur la gestion municipale. Ceci explique donc comment, pour la réforme des rythmes éducatifs et sans avoir interrogé la population, le maire adjoint "sait" ce qu'attendent les familles.

En conclusion, la démocratie ne s'épanouie que dans la transparence. Cela vaut pour l'examen des dossiers de subventions, les attributions de logements sociaux, les honneurs mais aussi pour toutes les autorisations et toutes les aides qui pourraient servir à corrompre la démocratie.

Il faut sortir des principes qu'on agite comme des alibis et les mettre en œuvre.

Si les membres du gouvernement se considèrent comme les représentants non plus des contribuables, mais des bénéficiaires de traitements, appointements, subventions, allocations et autres avantages tirés des ressources publiques, c'en est fait de la démocratie.

Ludwig von mises

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