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ENSEMBLE POUR CROSNE

Blog de Christophe De Freitas, conseiller municipal de Crosne

Logement social à Crosne : entre propagande électorale et réalisation

Publié le 1 Juin 2015 par Christophe DE FREITAS in logement

On sait que la loi SRU prévoit un minimum de 20 % de HLM dans les communes de plus de 1 500 habitants. Ce chiffre a été porté à 25% avec la loi Duflot (Alur). Avec des amendes à la clé pour ceux qui ne font pas d’efforts. « Je signerai sans hésitation les majorations de prélèvement prévues par la loi », indique, sans ambages, Jean-François Carenco.

La loi Alur permet en effet au préfet de quintupler le montant des amendes quand il estime que le maire met visiblement de la mauvaise volonté à lancer des programmes de construction.

Après avoir fait campagne sur l'arrêt du programme de logements sociaux lancé par l'équipe précédente, la nouvelle municipalité s'est engagé dans un premier rétropédalage que les Crosnois ont pu observer à l'occasion des négociations avec EMMAEUS à propos de son projet de constructions situées dans le haut de la rue Remonteru : seulement 9 logements supprimés du programme, remplacés par la construction de jardins familiaux, à la charge de la commune, donc des contribuables.

La société EMMAEUS restant propriétaire d'une importante emprise foncière, rien n'interdit - à 10 ans - des immeubles plus imposants que les maisons qui sont en cours de construction et qui ne constituent pas, il faut bien l'avouer, une entorse à un objectif de développement raisonné de l'habitat.

Dans le dernier Crosne Info, nous apprenons un nouveau rétropédalage de la municipalité qui poursuit la requalification des immeubles situés dans l'entrée de ville, rue de la république, - engagée par l'équipe municipale précédente - pour en faire du logement social en 2017.

Les Crosnois constatent désormais que la "page tournée" promise lors des municipales 2014 n'était qu'une duperie et pour cause : on peut facilement faire des promesses, même quand elles contreviennent à la loi. Cependant, un fois élus, c'est difficile de les tenir, ce qui oblige - bon gré, mal gré - à faire ce que l'on dénonçait un an plus tôt !

On peut également s'interroger sur la compétence de l'opposition municipale qui votait les délibérations relatives au PLU en dénonçant l'urbanisation de la Ville dans le précédent mandat et qui, maintenant qu'elle est aux affaires, brille par le vide de ses propres réalisations.

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