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ENSEMBLE POUR CROSNE

Blog de Christophe De Freitas, conseiller municipal de Crosne

Le modèle yerrois, suite...

Publié le 13 Janvier 2014 par Christophe DE FREITAS in Politique

Virulente comme les précédentes, la réaction du candidat aidé par N. Dupont-Aignan appelle mises au point et quelques commentaires de formes et de fond.

Sur la forme, il semble s'offusquer qu'on le qualifie de "nouveau meilleur ami" du Député-Maire de Yerres, préférant tenter une attaque personnelle et une hypothèse psychologique hasardeuse. Je ne pensais pas que ce propos était insultant mais puisqu'il en est vexé, je m'excuse et je retire. Pourtant, il conviendra que son maître à penser "investit" depuis 2001 des candidats différents, les répudiant à chaque fin de mandat et que cette valse ne favorise pas l'installation d'une opposition durable et la conquête de la Ville de Crosne, malgré ses grands discours.

En toute transparence, je ne nie pas avoir rencontré, début 2013, N. Dupont-Aignan dans le souhait de mener la seule liste d'opposition - unie - face au maire sortant. Je précise que je n'ai jamais envisagé d'être "le" candidat de N.D.A., ce qui explique que, fort de son soutien d'alors, j'ai entamé une démarche de rassemblement qui m'a conduit à solliciter d'autres formations politiques - avec succès - dans la volonté de représenter la plus grande part de l'électorat crosnois. J'ai découvert en octobre, en même temps que les crosnois, que notre député avait changé d'avis, engendrant comme en 2008, ce scénario à deux listes que les crosnois ne comprennent pas car il conduit à multiplier les listes qui empêchent la pleine expression du mécontentement crosnois et, ce faisant, une alternance politique.

Si "Agir pour Crosne" a monté une autre liste cet été, c'est donc en toute connaissance de notre existence et de notre démarche (investiture UDI annoncé en juin dans le Parisien) et elle n'a jamais esquissé la moindre volonté de dialogue avec nous. J'invite donc les crosnois à ne pas se tromper et à pénaliser ceux qui sont inscrits dans une démarche personnelle ou guidée par un calcul politicien concernant l'agglomération.

Sur le fond, je redis que toutes les bonnes idées n'émanent pas d'un seul homme sauf à ce qu'il en ait cette prétention et, quand bien même il l'aurait, il ne saurait en être propriétaire. A mon sens, vouloir se prévaloir exclusivement d'un homme relève soit de sectarisme soit d'une escroquerie intellectuelle : "Je ne partage pas ses valeurs (sinon j'aurais son investiture mais je devrais assumer sa proximité programmatique avec le FN), je ne partage pas sa gestion (et pour cause) mais je vais lui prendre quelques idées (et moi seul pourra officiellement m'en revendiquer). Cette position politique appelle des explications que les crosnois aimeraient connaître (je veux dire au-delà de "vous êtes médisants, malhonnêtes, menteurs, mesquins") qui ne relèvent pas le niveau de l'échange, détournent du sujet mais ne démontre pas l'apport d'un tel soutien ( "amical" si cela n’apparaît pas trop insultant de l'écrire).

Bien que non soutenue par N. Dupont-Aignan, mais comme lui et comme le font d'autres collectivités locales d'autres obédiences politiques, notre liste "ENSEMBLE POUR CROSNE" sera ainsi particulièrement vigilante sur la question du logement social, tant du point de vue du développement harmonieux de l'offre, qui doit s'inscrire dans le territoire comme il le fait avec la SEM "Habiter à Yerres" et non créer des ghettos. Nous serons exigeant sur le relogement des familles crosnoises, y compris dans le contingent préfectoral, avec un suivi plus pointu pour ne plus entendre dire que les crosnois sont invités à rechercher ailleurs car il n'y a pas de solutions pour eux. Mais cela, je l'ai déjà écrit dans d'autres articles et je serais surpris d'un procès en propriété intellectuelle.

Je suis un peu consterné de voir lancer une polémique sur les chiffres - d'autant que les nôtres sont exacts mais ne correspondent pas à la même année et sont consultables sur le journal du net mis en lien - quand elle vise à masquer un problème politique de fond, qui traite de fiscalité.

Rien ne sert de s'offusquer pompeusement et d'esquiver les réponses, car je le dis tranquillement,

  • On ne peut se revendiquer d'un modèle de gestion et s'en extraire aussitôt. Soyons cohérent. "Ensemble pour Crosne" a des investitures politiques mais, si elles traduisent des visions de notre société, notamment en terme de responsabilisation des citoyens, nous ne nous revendiquons d'aucun modèle de "gestion" ni de telles ou telles personnalités politiques (ce qui évite insultes, diffamations, amalgames et attaques personnelles dont nous gardons copie). Notre intérêt est crosnois, nos solutions sont crosnoises.
  • Le niveau de fiscalité et d'endettement à Yerres est un problème que nous ne voulons pas voir croître à Crosne et que nous voulons endiguer à l'échelle de l'agglomération. Vouloir aller sur le terrain des idées, c'est prendre des engagements et là, à part le silence...
  • On ne peut pas évoquer dans un tract dans les boîtes aux lettres de faire plus sans évoquer ce que cela coûtera aux contribuables. Une surveillance "police municipale" assurée 24h/24h coûte bien 500.000 €. Avec le maire, nous avons le même calcul, certes issu de nos expériences de gestion publique mais je crois comprendre qu'elles doivent être moins bonnes que celle d'un banquier ! Il ne suffit pas de jouer au monsieur "plus" pour paraître crédible. Les crosnois en ont marre de toute politique politicienne !
  • La culture du résultat existe également dans la fonction publique, bien qu'elle ne réponde pas aux mêmes enjeux. Quand on aspire à vouloir servir l'intérêt général en briguant la tête d'une municipalité, c'est malencontreux de discréditer publiquement une part importante de la population, le personnel municipal et les partenaires qui œuvrent à l'action publique.
  • Dans notre liste, personne n'a de procès en cours ou de querelles avec le maire, ses adjoints ou ses co-listiers et cette campagne ne sert pas à régler ces conflits qui n'intéressent pas les crosnois.

  • Le centre géographique du Val d'Yerres n'est pas situé à Yerres. Le projet de gare centrale routière à Brunoy en est un des exemples. Rien ne justifie donc le tropisme des investissements de l'agglomération à part la volonté d'un seul.
  • S'il en était besoin, l'acharnement à défendre l'agglomération, aveuglement, illustre bien qui sont les candidats du système de co-gestion à l'origine des dysfonctionnements qu'"Ensemble pour Crosne" évoque. La mansuétude des colleurs d'affiches du PS à l'égard de celles de DLR parle autant qu'un long discours. Et si ce n'est pas le système des "partis", c'est surtout parce que ces listes n'ont pas le courage d'afficher leurs étiquettes. Nous comprenons également que ces mêmes listes s'évertueront à maintenir la prime à Yerres.
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